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CONCOURS / EVENEMENTS

LANCEMENT DES CONCOURS ADMINISTRATIFS 2018

LANCEMENT DES CONCOURS ADMINISTRATIFS 2018

LE GENERAL ISSA COULIBALY SERA “SANS PITIE’’ POUR LES AGENTS FRAUDEURS

Le Ministre de la Fonction Publique, le Général Issa Coulibaly,  a procédé, ce mardi 13 mars 2018, au lancement officiel de la session 2018 dont les inscriptions en ligne débutent le 14 mars 2018.

Il a annoncé qu’il sera « sans pitié » pour tout agent qui se fera prendre dans un quelconque trafic de fraude, à l’occasion des concours que son département organise. Sa «main ne tremblera pas pour châtier » de la manière la plus forte les collaborateurs indélicats. La radiation donc de la Fonction Publique – même s’il ne l’a pas dit explicitement. Il a proféré ces menaces au cours du déjeuner de presse de lancement de la session 2018 desdits concours.

Comme l’année dernière, le Général  Issa Coulibaly veut des concours propres, sans «réseaux». Parce que « les réseaux dans les concours administratifs, c’est fini». Il a invité tout le monde à retenir que son«credo est d’amener les Ivoiriens à sortir de la logique des réseaux pour s’inscrire dans celle du mérite ». C’est pourquoi, il demande aux candidats de bien préparer les concours. Quant aux parents, ils devraient plutôt les aider dans ce sens, au lieu de «céder à la dictature des enfants», conseille le Ministre. Encore une fois, le Général Issa Coulibaly rappelle que son «ambition est d’organiser un recrutement dépourvu de toute contestation, pour mettre à la disposition des administrations publiques des ressources humaines de qualité ». D’où l’introduction, entre autres, du numérique dans tout le processus des concours, afin de « juguler les comportements répréhensibles qui ternissaient la notoriété du ministère de la Fonction Publique ».

Des recrutements faits de manière transparente sont aussi, du point de vue du Ministre, un gage d’une administration publique performante, à la mesure de la vision du Chef de l’Etat et du Gouvernement. C’est-à-dire une administration fondée sur « les notions du mérite, de l’excellence et du travail » qui faisaient de la Côte d’Ivoire, jadis, un exemple dont les autres venaient s’inspirer, rappelle-t-il. Cette année, ce sont 379 concours qui seront organisés. Onze villes ont été retenues pour les compositions. Il y a 9 644 postes budgétaires contre 10 mille en 2017.

Comme l’an dernier, le secteur de la santé se taille la part du lion avec 2 945 places. De nouveaux emplois dans ce secteur arrivent. Il s’agit des Ingénieurs des Services de Santé, option économie de la santé. La session 2018 prend fin le 30 novembre prochain, avec la publication des résultats en ligne.

Le Ministre Issa Coulibaly a également noté que ses services ont traité, en moins de 6 mois, un passif de 6 012 dossiers de nouveaux fonctionnaires et 4 654 dossiers de pension pour les fonctionnaires admis à faire valoir leurs droits à la retraite. Parmi les dossiers, certains étaient en souffrance depuis une dizaine d’années. Cette prouesse a été possible grâce aux nombreuses réformes mises en place pour rendre le travail fluide. Un nouveau mode de traitement des actes administratifs est en vigueur. Tout est fait de manière numérique avec pour avantages la célérité et des délais raisonnables. Et surtout de « lutter contre les pratiques et abus de tous ordres (…) », a-t-il expliqué.

Son ambition, à travers l’arsenal de réformes déployées, est « de redonner à l’administration ivoirienne, ses lettres de noblesse conformément à la feuille de route du Gouvernement et du Président de la République qui est de positionner la Côte d’Ivoire aux rangs des nations émergentes ».

L’an dernier déjà, la session des concours a été marquée par des réformes qui ont apporté de « l’efficacité » au niveau de l’organisation. Au nombre de celles-ci, la décentralisation des sites de composition, les compositions assistées par ordinateur, la promotion des personnes mal voyantes et l’installation de pools médicaux d’urgence dans les centres de composition.

Le Ministre de la Fonction Publique a saisi l’occasion pour prendre à témoin la presse sur le respect des engagements du gouvernement relativement aux accords convenus en 2017 avec les syndicats dans le cadre de la trêve sociale. Le paiement du stock des arriérés dû aux fonctionnaires a démarré depuis fin janvier 2018. Et ce n’est pas tout. Toutes les autres mesures connaissent un début d’exécution. Il s’agit de la bonification indiciaire catégorielle de 150 ou 100 points, l’institution d’un régime indemnitaire particulier au profit du personnel pénitentiaire, la revalorisation de l’indemnité contributive au logement du personnel paramilitaire, l’octroi aux pompiers civils d’une indemnité contributive au logement, le précompte à la source au profit des syndicats et l’intégration à la Fonction Publique de tous les agents journaliers. Aussi, demande-t-il aux syndicats de respecter leurs engagements, en contrepartie des bonnes dispositions et des efforts du gouvernement.

Pour finir, il a signalé,  qu’Il n’y a aucune opération de rattrapage ethnique dans le cadre des recrutements à la Fonction publique ivoirienne. Le Ministre en charge du département est catégorique là- dessus. Il se demande de quelles études statistiques disposent ceux qui véhiculent « ces élucubrations » négatives « pour la cohésion sociale ». Il veut savoir quelles sont les ethnies qui sont en retard, quelle est la dimension de ce retard et quelles en sont les raisons. En ce qui le concerne, il n’a jamais entendu « parler du retard d’une ethnie par rapport à une autre ». Selon le Ministre, ce genre de propos se fonde sur les noms. Dans ce cas, cela lui paraît être « une entreprise hasardeuse de se baser, aujourd’hui, sur les noms et prénoms pour préjuger de l’ethnie d’un candidat admis ou ayant échoué ». Parce que la Côte d’Ivoire, explique-t-il, se caractérise par un brassage des populations. De sorte que les noms ne traduisent pas toujours une réalité ethnique. Il appelle donc à sortir de « ces élucubrations pour s’atteler à ce qu’il y a de plus essentiel ». A savoir, « la construction d’une nation forte qui s’attache aux combats qui valent la peine d’être menés, comme celui du développement ».

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