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JFP 5 – JOUR 2
JOURNÉES DE LA FONCTION PUBLIQUE : DES EXPERTS FONT UN ZOOM SUR LA FONCTION PUBLIQUE D'HIER À AUJOURD'HUI
Dans le cadre de la 5e édition des Journées de la Fonction Publique (JFP 5), un panel de haut niveau s’est tenu le jeudi 26 juin 2025 à la salle Kodjo Ebouclé du Palais de la Culture de Treichville. Placé sous le thème « Zoom sur… la Fonction Publique d’hier à aujourd’hui », ce panel a réuni trois personnalités de référence : M. SORO Gninagafol, Directeur Général de la Fonction Publique, M. AKA Koffi Bernard, Conseiller Technique auprès de la Ministre d’État, Ministre de la Fonction Publique, et M. Hibault OGOU Alexis, Secrétaire Général de l’Inspection Générale d’État.
Une Fonction Publique en pleine transformation de 2011 à 2025
Intervenant sur le thème « La Fonction Publique de 2011 à 2025 », M. SORO Gninagafol a dressé un panorama de l’évolution récente de l’Administration Publique ivoirienne. Il a mis en lumière les grandes réformes engagées durant cette période, marquée par une forte volonté politique de modernisation.
« La Fonction Publique ivoirienne entre 2011 et 2025 a été marquée par une volonté politique forte de modernisation et de réforme qui a abouti à des avancées significatives en matière de digitalisation, de gestion des ressources humaines, de renforcement de l’éthique et d’amélioration des conditions de travail »,a-t-il souligné.
Malgré la persistance de défis, notamment liés à certaines pratiques encore tenaces et à l’optimisation des parcours de carrière, le Directeur Général a assuré que « la trajectoire est clairement orientée vers une administration publique plus performante, transparente et au service des citoyens pour les années à venir ».
Les fondements historiques de la Fonction Publique ivoirienne
Pour sa part, M. AKA Koffi Bernard est revenu sur les origines de la Fonction Publique en Côte d’Ivoire. Il a rappelé qu’en 1960, face à la rareté des cadres, un décret avait accordé aux ministres la latitude de recruter, former et gérer leur personnel. Cette mesure visait à doter rapidement l’Administration des ressources humaines nécessaires à son fonctionnement.
Toutefois, dès 1964, un nouveau décret est venu clarifier les prérogatives : le recrutement, la nomination et la formation du personnel relèvent désormais exclusivement du ministère de la Fonction Publique. Une structuration progressive s’est ainsi mise en place, avec en 1984,un dispositif de gestion des Ressources Humaines de l'Etat qui est représenté aujourd’hui par la Direction de la Programmation et du Contrôle des effectifs (DPCE)chargée d’identifier les besoins en personnel et de définir les profils requis.
Jusqu’en 2010, il n’existait pas de direction dédiée aux concours, a-t-il précisé. Il y avait une direction de la formation et des concours. "Les concours n'étaient pas une préoccupation majeure »a-t-il ajouté. C’est après 2010 que la Direction des Concours a été créée, avec à sa tête M. SORO Gninagafol comme premier Directeur. »
Une Fonction Publique en mutation numérique et juridique
Enfin, M. Hibault OGOU Alexis a apporté un éclairage conceptuel sur la thématique. Selon lui, « l’Administration est l’ensemble des structures qui répondent aux besoins des populations et agit au nom du Gouvernement », tandis que « la Fonction Publique constitue l’ensemble des fonctionnaires et le cadre juridique qui contractualise leur position par rapport à l’État ». Il en déduit que la Fonction Publique est l’outil opérationnel de l’Administration.
En tant que membre du comité de rédaction du Statut Général de la Fonction Publique de1992, il a expliqué que ce texte fondamental visait avant tout à encadrer la mobilité professionnelle des agents de l’État. Il a également insisté sur l’évolution actuelle vers une Fonction Publique digitalisée, ouverte à l’adaptation numérique et qui s’inscrit dans un processus de mutation positive.